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Minimum wage, exports and growth
P. Askenazy,
Cepremap, Paris,
Documents de travail, n° 9, septembre, 26 p., (2001).
Résumé
A travers un modèle de croissance endogène en économie ouverte,
nous étudions l’impact d’un salaire minimum sur la croissance pour un pays
innovant. Nous montrons que le salaire minimum, en désavantageant les secteurs
faiblement technologiques, induit un transfert de la main d’oeuvre qualifiée et
des investissements vers la recherche et développement mais uniquement en
économie ouverte. Il accélère la croissance proportionnellement au degré
d’ouverture. Les calibrations suggèrent que ce surplus de croissance peut
dépasser 0.2% par an pour la France. Une courte étude empirique sur 11 pays de
l’OCDE illustre ces propriétés. L’impact sur le bien être est plus ambigu car le
salaire minimum provoque mécaniquement du chômage. Néanmoins, nous montrons que
sous certaines conditions, notamment un degré d’ouverture suffisant, un salaire
minimum en économie ouverte accompagné d’une assurance chômage peut améliorer le
bien être des salariés qualifiés comme non qualifiés.
Summary
Using an endogenous growth model in an open economy, we study the
impact of minimum wages on growth for an innovator country. We state that a
minimum wage shifts efforts from production to R&D, but only in an open economy.
Thus, it speeds up long-run growth in proportional to exports. Calibrations
suggest the growth surplus can be significant. An empirical study on 11 OECD
countries illustrate these results. The impact on welfare is ambiguous because
the minimum wage induces unemployment. However, we show that in an open economy,
a minimum wage associated with unemployment benefits can pareto dominate
"laissez faire".