. Minimum wages, minimum labour costs and the tax treatment of low-wage employment NR
H. Immervoll, OECD, Paris, OECD social, employment and migration working papers, n° 46, January, 24 p.,
(2007).


Résumé - Summary
Summary : International comparisons of minimum-wage levels have largely focused on the gross value of minimum wages, ignoring the effects of taxation on both labour costs and the net income of employees. This paper presents estimates of the tax burdens facing minimum-wage workers. These are used as a basis for cross-country comparisons of the net earnings of these workers as well as the cost of employing them. In addition, results show the evolution of net incomes and labour costs during the 2000-2005 period and the relative importance of minimum-wage adjustments and tax reforms in driving these changes. Statutory minimum wages are in place in 21 OECD countries, ranging between USD 0.7 and USD 10 per hour. In a number of countries, minimum-wage levels have gone up in real terms in recent years. Given considerable tax burdens even at the lowest wage levels, tax policy measures can have a sizable impact on the net earnings available to low-wage workers. Social contributions and payroll taxes add, on average, around 15% to the cost of employing minimum-wage workers. The international variation of minimum labour costs in dollar terms is enormous, with hourly costs in the highest-cost country (the Netherlands) exceeding those at the bottom (Mexico) by a factor of 12. Differences are also large when compared across countries that are closer geographically or whose economies are more integrated. Despite reductions in non-wage labour costs in several countries, there has been no convergence of minimum labour costs in recent years.

Résumé :
Des comparaisons internationales en matière de salaire minimum ont examiné de près surtout la valeur brute du salaire minimum, sans tenir compte de l’incidence des impositions sur les coûts du travail et sur le revenu net des employés. Ce document présente des estimations de la pression fiscale qui s’exerce sur les travailleurs percevant le salaire minimum. Elles sont utilisées comme base pour effectuer des comparaisons entre pays des gains nets de ces travailleurs ainsi que du coût de leur embauche. De plus, les résultats montrent l’évolution des revenus nets et du coût du travail pendant la période allant de 2000 à 2005 et la relative importance des ajustements faits au salaire minimum et des réformes fiscales ayant mené à ces changements. Le salaire minimum légal est en place dans 21 pays de l’OCDE, allant de 0,7 dollars US à 10 dollars US l’heure. Dans plusieurs pays, le salaire minimum a augmenté en termes réels ces dernières années. Compte tenu de la considérable charge fiscale même aux niveaux les plus bas des salaires, les mesures des politiques fiscales peuvent avoir une incidence assez importante sur les gains nets que touchent les travailleurs percevant de bas salaires. Les contributions sociales et les taxes sur les salaires et la main-d’oeuvre viennent s’ajouter, en moyenne à environ 15 %, au coût de l’embauche d’un travailleur percevant un salaire minimum. Les écarts entre les pays en ce qui concerne le coût du travail minimum en dollars sont très importants, avec des coûts horaires dans le pays où les coûts sont les plus élevés (les Pays- Bas) 12 fois supérieurs au pays qui enregistre les coûts les plus bas (le Mexique). Les différences sont aussi importantes quand on fait des comparaisons entre des pays se trouvant géographiquement proches les uns des autres ou ceux dont les économies sont plus intégrées. Malgré des réductions touchant aux coûts du travail non salariaux dans plusieurs, pays, les coûts du travail minimum n’ont pas convergé ces dernières années.